Que faire après le Bac ? La question est générale depuis des décennies (et notamment depuis que le Bac n’est plus cet examen qui avait vraiment une valeur différenciante, donnant ainsi accès à un travail ) et stresse au moins autant les parents que les bacheliers au moment de choisir ses études.
Par ailleurs, les problèmes de l’Université, dont la tradition est d’apprendre un savoir et non un métier, font que souvent à tort, celle-ci apparaît comme une solution par défaut, pas vraiment optimum.
Les BTS et DUT, créés pour augmenter la quantité de techniciens supérieurs et de cadres moyens qui faisaient cruellement défaut à la structure professionnelle française dans les années 70 et 80, ne peuvent pas absorber tous les bacheliers et ne sont toujours pas considérés comme une voie d’études supérieures.
Que reste-t-il ? Bien sûr les classes préparatoires dont l’accès est devenu aussi difficile sinon plus que les concours d’accès aux écoles desquelles elles préparent.
On distingue principalement les classes préparatoires littéraires, scientifiques, économiques (management).
Les classes préparatoires sont de véritables « écuries » de courses où les élèves doivent énormément travailler. Les professeurs y sont aussi soumis à une grande pression non seulement pour la réussite aux concours mais également de par la vivacité intellectuelle des élèves.
Outre la volonté, la quantité de trail et les qualités individuelles des étudiants, la valeur d’une classe préparatoire dépend beaucoup de l’effet d’entrainement du groupe.
En d’autres mots, un élève très brillant dans une classe « moyenne » (si on peut appliquer cet adjectif à une classe préparatoire) aura moins de chances d’intégrer une très bonne école qu’un élève « moyen » (là encore adjectif relatif) dans une bonne prépa.
De plus, il y a maintenant quantité de stages et de préparations supplémentaires pour réviser les cours et préparer spécifiquement les écrits, les oraux de chaque type de concours.
La préparation individuelle, chacun dans son coin, d’il y a quelques années a quasiment disparu au profit de ces préparations en groupes qui cherchent à enclencher des cercles vertueux.
Quand il faut choisir une prépa pour une préparation ou un stage, cela nécessite une petite étude comparative. Bien sûr, en Province, le choix est moins possible qu’à Paris mais le coût justifie à lui seul qu’on s’assure du sérieux et de l’intensité de ce qui est proposé.
Il faut s’assurer de la qualité des professeurs, de la pédagogie, du suivi, du nombre d’élèves par unité de préparation et des résultats antérieurs. A propos de ce dernier point, il faut s’assurer de la réussite en fonction des souhaits initiaux, ainsi que du nombre total de souhaits.
Par exemple, une prépa qui place 20 élèves à l’X sur 25 qui ont tenté le concours, est plus performante qu’une prépa qui en place 3 sur 3 qui ont tenté le concours.. Mais dans les statistiques, il se peut que la deuxième prépa soit classée devant la première.
Comme dans beaucoup de choses concernant l’éducation, le mieux est de parler directement avec d’anciens élèves.